Gynécologie esthétique

Gynécologie Esthétique

À la fin de mes études de Médecine, j’ai passé une année merveilleuse dans un service de gynécologie ou j’ai non seulement appris à réaliser des accouchements et des césariennes mais également à suivre les femmes sur le plan médical.

 

Je ne l’ai pas oublié et c’est la raison pour laquelle quand un Diplôme Universitaire de Gynécologie Esthétique a vu le jour, je m’y suis inscrit et j’ai même été le major de ma promotion à l’examen final.

 

J’ai intégré depuis la gynécologie esthétique dans mon exercice quotidien car elle est devenue un nouveau champ d’action auquel la Médecine Esthétique apporte des solutions simples à toutes les femmes.

COMMENCONS PAR UN PROBLEME MÉDICAL : L’INCONTINENCE URINAIRE

 

25 à 40% de la population féminine serait concernée de façon occasionnelle ou quotidienne par l’incontinence urinaire. Ce sont donc plusieurs millions de femmes qui subissent l’incontinence urinaire au quotidien !  Malgré sa prévalence, cette affection est souvent considérée comme honteuse ce qui retarde considérablement le diagnostic et donc la prise en charge…

On parle d’incontinence urinaire lorsque des pertes involontaires d’urine se produisent le jour et/ou la nuit. Ces fuites peuvent être liées à l’effort, lorsque vous riez ou que vous éternuez. Qu’elle soit occasionnelle ou quotidienne, l’incontinence peut avoir des conséquences psychologiques ou sociales importantes. La qualité de vie est en fait altérée à tous les niveaux : sommeil, vie sexuelle, activité sportive, etc. Malgré cela, très peu de personnes consultent : entre 10 et 20% seulement des incontinences sont prises en charge.

Les facteurs de risques sont multiples : l’âge, les grossesses, l’accouchement par voie naturelle,

la ménopause mais aussi l’obésité, la toux, les efforts répétés, l’intoxication tabagique, etc.


A noter cependant que, contrairement aux idées reçues-Certes, l’incontinence urinaire a tendance à augmenter en vieillissant, mais elle peut concerner tous les âges : avant 25 ans, la fréquence est d’environ 20%, après 75 ans, elle atteint plus de 45%.

L’atrophie vaginale est une involution du tissu muqueux de la vulve et du vagin causée par la baisse des oestrogènes qui se produit durant la ménopause mais parfois également chez des femmes jeunes. 

Des changements typiques surviennent comme la perte progressive de l’élasticité et l’amincissement des parois vaginales. Les glandes sébacées réduisent la production de sécrétion et la lubrification diminue considérablement ou disparaît.

 

Ces changements sont associés à différents symptômes tels que sécheresse, irritation, brûlure, douleur, démangeaisons et des pathologies comme la perte involontaire d’urine et des douleurs lors des rapports sexuels.La fragilité du tissu peut entraîner le développement de traumatismes, saignements

et infections.

 

Il existe heureusement maintenant un traitement très simple à ces différents symptômes et c’est une fois encore le Laser CO2 qui nous apporte la solution.

Elle est une nouvelle option peu invasive, rapide, sécurisée, confortable et précise, avec une absence d’effets secondaires, de cicatrices et de saignements et aucune incapacité de travail dans les suites de l’intervention.

 

Des impacts d’énergie fractionnels c’est à dire des microlésions thermiques séparées par du tissu sain et donc une récupération rapide de la muqueuse sont projetées sur toute la surface du vagin. L’énergie laser est délivrée suivant une séquence aléatoire avec un contrôle exact du pourcentage de zones traitées, de la profondeur et de la densité d’énergie appliquée par point d’impact. 

Le procédé finit par couvrir les 360 ° du vagin. Les impacts sont parfaitement homogènes et appropriés au traitement de superficie irrégulière et courbe tel que le plancher pelvien et la paroi vaginale. 

Le dépôt de l’énergie thermique sur le tissu de la muqueuse vaginale provoque la tension, la contraction du fascia endo-pelvien et celui du tissu du plancher pelvien, il favorise également le remodelage et la synthèse d’un néocollagène aboutissant à une rétraction et un raffermissement des tissus.

Le résultat est une augmentation de la tension et un tissu plus hydraté et grossi, présentant une plus grande capacité de contraction, en fait, un réel rajeunissement de la paroi vaginale.

 

Ce système laser combine la puissance photothermique avec le traitement doux nécessaire dans une zone aussi sensible que la paroi vaginale.

 

Le temps approximatif pour un traitement est de 10 à 20 minutes et 2 séances de traitement sont généralement nécessaires à un mois d’intervalle minimum.

Aucun traitement spécial post laser n’est requis. 

En revanche, l’abstinence sexuelle est recommandée pendant au moins 72 H après son application.

 

En résumé ce traitement apporte :

  • Une amélioration de la sécheresse vaginale post ménopause, permettant d’éviter l’utilisation de traitements locaux lubrifiants.

  • La disparition des fuites urinaires d’effort d’intensité légères à moyennes.

  • Une amélioration de la vie de couple en réduisant le diamètre vaginal.

 

LA SÉCHERESSE VAGINALE

Nous venons de le voir, le Laser CO2 améliore de façon importante les problèmes dues à la sécheresse vaginale 

Il est quelquefois intéressant de rajouter une injection d’acide hyaluronique pour augmenter encore l’hydratation des tissus vaginaux.
L’injection se pratique dans le vestibule à l’entrée du vagin.
Elle est indolore grâce à une application préalable d’un gel anesthésique et elle se répète

à la demande si nécessaire.

LE REMODELAGE DES GRANDES LÈVRES

La nouvelle mode de l’épilation intégrale du maillot a changé le regard des femmes mais aussi des hommes sur le sexe féminin.

 

A côté d’interventions chirurgicales plus importantes comme la réduction des petites lèvres ou

la vaginoplastie, il est devenu simple de traiter en cabinet médical l’aspect esthétique du sexe féminin.

 

Les grandes lèvres sont normalement bombées, chez certaines femmes cette apparence est peu prononcée ou s’estompe avec le temps.
Il est très facile de leur redonner un aspect naturel avec juste une injection d’un acide hyaluronique élaboré spécifiquement pour cette indication.

Injecté avec une fine canule de façon quasi indolore, grâce à une petite anesthésie locale,

le résultat est immédiat et dure environ 1 an.

UNE INDICATION PARTICULIÈRE : LE POINT G.

Les dernières recherches ont permis de démontrer que la zone du point G serait l’équivalent embryologique de la prostate chez l’homme.
Une injection d’un acide hyaluronique spécifique permettant d’obtenir une mise en volume de la zone, entraîne chez la plupart des femmes, une augmentation des sensations lors des relations intimes.
Une application préalable de gel anesthésique rend l’injection indolore.

Le résultat dure environ 1 an.